Dans ces vers d’Abû Nuwâs parle de son art poétique :
Mais moi, niant ce que je vois,
Je dirai de mes illuminations
Celles qui me viennent.
Je me prends à composer une chose
Dressée dans l’illusion,
Dans le sens, plurielle.
En cherchant,
Je cherche le lieu nulle part.
Comme si je poursuivais
La beauté d’une chose
Indiscernable et devant moi.
Abu Nuwâs lie la poésie à l’invisible, à l’infini. Cela peut se résumer ainsi d’après ces vers : la poésie est une vision par le cœur, ou comme Khalil Gibran, dans le droit fil de l’expérience, appelle le troisième œil.
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