Poèmes de Nizar Kabbani

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 20:06

L'Ecole De L'amour

Ton amour m'a fait entrer

Dans des pays de tristesse

Et moi, avent toi,

Je ne suis jamais entré

Dans des pays de tristesse

Je ne savais jamais que la larme c'est l'homme incarné

Que l'homme sans tristesse,

Il n'en qu'un souvenir.

Ton amour m'a appris d'être triste

Il y a longtemps que j'ai besoin

D'une femme qui m'attriste

D'une femme dans les bras de la quelle je puisse pleurer

Comme un passereau

D'une femme qui rassemble mes parties

Comme des pièces d'un cristal brisé

Ton amour m'a appris les pires habitudes,

Il m'a appris à regarder la nuit dans ma tasse milles fois

À essayer les remèdes des guérisseurs

Et à frapper les portes des voyantes ?

Il m'a appris à sortir de chez moi pour errer dans les rues

Et à rechercher votre visage sous la pluie

Et dans la lumière des feux

Et réunir de vos yeux des millions d'étoiles

O femme qui a perturbé le monde,

O ma douleur, O douleur des luths

 

Ton amour m'a fait entrer

Dans des pays de tristesse

Et moi, avent toi,

Je ne suis jamais entré

Dans des pays de tristesse

Je ne savais jamais que la larme c'est l'homme incarné

Votre amour m'a appris à me comporter tels les enfants

À dessiner votre visage avec de la craie sur les murs

O Femme qui a bouleversé mon histoire

De par vous, je suis écorché d’une artère à une autre

Votre amour m'a appris comment l'Amour

Peut –t-il changer  le cours du temps ?

Il m'a appris que lorsque j'aime, la terre cesse de tourner

Ton amour m’a appris des choses que je ne pensais jamais,

Alors j'ai lu les contes d'enfants,

Je suis entré dans les palais des rois des génies

Et j'ai rêvé que la fille du sultan m'épousait

Celle aux yeux plus clairs qu'une eau limpide

Celle aux lèvres aussi appétissantes que les fleurs des grenades

Et J'ai rêvé que je l'enlevais tel que font les chevaliers

Et de lui offrir des quantités de perles et des diamants

Votre amour, madame, m'a appris le délire

Il m'a appris comment le temps passe

Sans que vienne la fille du sultan ..


Lire la biographie de Nizar-Kabani, link

Par Samia Nasr - Publié dans : Poèmes de Nizar Kabbani - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 10:44

Quand annoncera-t-on la mort des Arabes ?

Lire la biographie de Nizar-Kabani, link


J'essaie, depuis l'enfance, de dessiner ces pays

Qu'on appelle-allégoriquement-les pays des Arabes

Pays qui me pardonneraient si je brisais le verre de la lune...

Qui me remercieraient si j'écrivais un poème d'amour

Et qui me permettraient d'exercer l'amour

Aussi librement que les moineaux sur les arbres...

J'essaie de dessiner des pays...

Qui m'apprendraient à toujours vivre au diapason de l'amour

Ainsi, j'étendrai pour toi, l'été, la cape de mon amour

Et je presserai ta robe, l'hiver, quand il se mettra à pleuvoir...

 

J'essaie de dessiner des pays...

Avec un Parlement de jasmin...

Avec un peuple aussi délicat que le jasmin...

Où les colombes sommeillent au dessus de ma tête

Et où les minarets dans mes yeux versent leurs larmes

J'essaie de dessiner des pays intimes avec ma poésie

Et qui ne se placent pas entre moi et mes rêveries

Et où les soldats ne se pavanent pas sur mon front

J'essaie de dessiner des pays...

Qui me récompensent quand j'écris une poésie

Et qui me pardonnent quand déborde le fleuve de ma folie...

 

J'essaie de dessiner une cité d'amour

Libérée de toutes inhibitions...

Et où la féminité n'est pas égorgée... ni nul corps opprimé

 

J'ai parcouru le Sud... J'ai parcouru le Nord...

Mais en vain...

Car le café de tous les cafés a le même arôme...

Et toutes les femmes une fois dénudées

Sentent le même parfum...

Et tous les hommes de la tribu ne mastiquent point ce qu'ils mangent

Et dévorent les femmes une à la seconde

 

J'essaie depuis le commencement...

De ne ressembler à personne...

Disant non pour toujours à tout discours en boîte de conserve

Et rejetant l'adoration de toute idole...

 

J'essaie de brûler tous les textes qui m'habillent

Certains poèmes sont pour moi une tombe

Et certaines langues linceul.

Je pris rendez-vous avec la dernière femme

Mais j'arrivai bien après l'heure

 

J'essaie de renier mon vocabulaire

De renier la malédiction du "Mubtada" et du "Khabar"

De me débarrasser de ma poussière et me laver le visage à l'eau de pluie...

J'essaie de démissionner de l'autorité du sable...

Adieu Koraich...

Adieu Kouleib...

Adieu Mudar...

 

J'essaie de dessiner ces pays

Qu'on appelle-allégoriquement- les pays des Arabes,

Où mon lit est solidement attaché,

Et où ma tête est bien ancrée,

Pour que je puisse différencier entre les pays et les vaisseaux...

Mais... ils m'ont pris ma boîte de dessin,

M'interdisent de peindre le visage de mon pays... ;

 

J'essaie depuis l'enfance

D'ouvrir un espace en jasmin.

J'ai ouvert la première auberge d'amour... dans l'histoire des Arabes...

Pour accueillir les amoureux...

Et j'ai mis fin à toutes les guerres d'antan entre les hommes et les femmes,

Entre les colombes... et ceux qui égorgent les colombes...

Entre le marbre... et ceux qui écorchent la blancheur du marbre...

Mais... ils ont fermé mon auberge...

Disant que l'amour est indigne de l'Histoire des Arabes

De la pureté des Arabes...

De l'héritage des Arabes...

Quelle aberration !!

 

J'essaie de concevoir la configuration de la patrie ?

De reprendre ma place dans le ventre de ma mère,

Et de nager à contre courant du temps,

Et de voler figues, amandes, et pêches,

Et de courir après les bateaux comme les oiseaux

J'essaie d'imaginer le jardin de l'Eden?

Et les potentialités de séjour entre les rivières d'onyx?

Et les rivières de lait...

Quand me réveillant... je découvris la futilité de mes rêves.

Il n'y avait pas de lune dans le ciel de Jéricho...

Ni de poisson dans les eaux de l'Euphrate...

Ni de café à Aden...

 

J'essaie par la poésie... de saisir l'impossible...

Et de planter des palmiers...

Mais dans mon pays, ils rasent les cheveux des palmiers...

J'essaie de faire entendre plus haut le hennissement des chevaux ;

Mais les gens de la cité méprisent le hennissement !!

 

J'essaie, Madame, de vous aimer...

En dehors de tous les rituels...

En dehors de tous textes.

En dehors de tous lois et de tous systèmes.

J'essaie, Madame, de vous aimer...

Dans n'importe quel exil où je vais...

Afin de sentir, quand je vous étreins, que je serre entre mes bras le terreau de mon

pays.

 

J'essaie -depuis mon enfance- de lire tout livre traitant des prophètes des Arabes,

Des sages des Arabes... des poètes des Arabes...

Mais je ne vois que des poèmes léchant les bottes du Khalife

pour une poignée de riz... et cinquante dirhams...

Quelle horreur !!

Et je ne vois que des tribus qui ne font pas la différence entre la chair des femmes...

Et les dates mûres...

Quelle horreur !!

Je ne vois que des journaux qui ôtent leurs vêtements intimes...

Devant tout président venant de l'inconnu..

Devant tout colonel marchant sur le cadavre du peuple...

Devant tout usurier entassant entre ses mains des montagnes d'or...

Quelle horreur !!

 

Moi, depuis cinquante ans

J'observe la situation des Arabes.

Ils tonnent sans faire pleuvoir...

Ils entrent dans les guerres sans s'en sortir...

Ils mâchent et rabâchent la peau de l'éloquence

Sans en rien digérer.

 

Moi, depuis cinquante ans

J'essaie de dessiner ces pays

Qu'on appelle-allégoriquement- les pays des Arabes,

Tantôt couleur de sang,

Tantôt couleur de colère.

Mon dessin achevé, je me demandai :

Et si un jour on annonce la mort des Arabes...

Dans quel cimetière seront-ils enterrés ?

Et qui les pleurera ?

Eux qui n'ont pas de filles...

Eux qui n'ont pas de garçons...

Et il n'y a pas là de chagrin

Et il n'y a là personne pour porter le deuil !!

 

J'essaie depuis que j'ai commencé à écrire ma poésie

De mesurer la distance entre mes ancêtres les Arabes et moi-même.

J'ai vu des armées... et point d'armées...

J'ai vu des conquêtes et point de conquêtes...

J'ai suivi toutes les guerres sur la télé...

Avec des morts sur la télé...

Avec des blessés sur la télé...

Et avec des victoires émanant de Dieu... sur la télé...

 

Oh mon pays, ils ont fait de toi un feuilleton d'horreur

Dont nous suivons les épisodes chaque soir

Comment te verrions-nous s'ils nous coupent le courant ??

 

Moi, après cinquante ans,

J'essaie d'enregistrer ce que j'ai vu...

J'ai vue des peuples croyant que les agents de renseignements

Sont ordonnés par Dieu... comme la migraine... comme le rhume...

Comme la lèpre... comme la gale...

J'ai vue l'arabisme mis à l'encan des antiquités,

Mais je n'ai point vu d'Arabes !!


Par Samia Nasr - Publié dans : Poèmes de Nizar Kabbani - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 16:58


La voyante de Nizar Kabbani

 

Elle s’assit… la peur dans les yeux

...Observant ma tasse retournée

Elle dit : Ne sois pas triste, mon enfant

Car l’amour est ta destinée

O mon enfant… mourra en martyr…

Celui qui meurt converti à la religion de l’être aimé…

 

Ta tasse… est un monde terrifiant

Et ta vie n’est que voyages… et guerres

Tu aimeras de multiples fois

Et tu mourras de multiples fois

Tu adoreras toutes les femmes de la terre…

Et tu reviendras… comme un roi vaincu…

 

Dans ta vie, mon enfant, il y a une femme

Ses yeux… Louange à Dieu

Sa bouche… est dessinée comme une grappe

Son sourire n’est que mélodies et roses

Mais ton ciel est pluvieux

Et ta voie… est sans issue, sans issue

 

Car la bien-aimée de ton cœur… ô mon enfant

Dort… dans un château surveillé

Le château est immense… mon enfant

Et bien gardé par chiens et soldats

La princesse de ton cœur… dort

Celui qui pénètre dans sa chambre… est perdu…

Celui qui demande sa main… celui qui s’approche…

De la muraille de son jardin… est perdu

Celui qui essaie de défaire ses nattes

O mon enfant… est perdu…est perdu

 

J’ai prédit l’avenir… et lu dans les astres de nombreuses fois

Mais je n’ai jamais lu…

. Dans une tasse semblable à la tienne

Je n’ai jamais connu ô mon enfant

Une tristesse… pareille à la tienne

Ta destinée est de marcher à tout jamais

En amour… sur le tranchant du poignard

De rester solitaire comme les coquillages

De rester mélancolique comme le saule pleureur

Ta destinée est de naviguer à tout jamais

Sue la mer de l’amour sans voile

D’aimer d’innombrables fois

Et de revenir comme un roi détrôné


Lire la biographie de Nizar-Kabani, link

Recueil « Poèmes Féroces », 1970


Par Samia Nasr - Publié dans : Poèmes de Nizar Kabbani - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 03:14


Des enfants palestiniens victimes de Gaza

D'après cette image qui sont les terroristes


JE SUIS POUR LE TERRORISME

De terrorisme on nous accuse

Si nous osons prendre défense

De notre femme et de la rose

Et de l'azur et du poème

Si nous osons prendre défense

D'une patrie sans eau sans air

D'une patrie qui a perdu

Sa tente et sa chamelle

Et même son café noir.

De terrorisme on nous accuse

Si nous osons prendre défense

De la crinière

De la reine de Saba

Des lèvres de Maysoun

Des noms de nos plus belles filles,

Du khol qui de leurs cils

En pluie retombe

Comme une chose révélée.

Certes vous ne trouverez pas

En ma possession

De poésie secrète

Ni de parler énigmatique

Ou des ouvrages clandestins,

Et par devers moi je ne garde

Aucun poème traversant

La rue, caché derrière son voile.

De terrorisme on nous accuse

Quand nous décrivons les dépouilles

D'une patrie

Décomposée et dénudée

Et dont les restes en lambeaux

Sont dispersés aux quatre vents…,

D'une patrie

Cherchant son adresse et son nom…

D'une patrie ne conservant

De ses antiques épopées

Que les élégies de Khansa…,

D'une patrie

Où ni le rouge, ni le jaune, ni le vert

Ne teignent plus les horizons…,

D'une patrie qui nous défend

D'écouter les informations

Ou d'acheter quelque journal…,

D'une patrie où les oiseaux

Sont censurés dans leurs chansons,

D'une patrie où, terrifiés,

Les écrivains ont pris le pli

D'écrire la page du néant…,

D'une patrie

Qui ressemblerait dans sa forme

A la poésie

Dans notre pays

Sorte de langage égaré

Improvisé

Sans aucun lien avec les êtres

Sans aucun lien avec leur terre

Ni avec les problèmes

Dans lesquels ils se débattent vainement,

D'une patrie allant pieds nus

Et sans aucune dignité

Vers la paix négociée…

D'une patrie

Où les hommes pris de panique

Ont fait pipi dans leurs culottes

Et où ne restent que les femmes.

Le sel amer est dans nos yeux

Et sur nos lèvres,

Il est dans nos propres propos.

Notre âme a-t-elle été touchée

De stérilité héritée

Léguée par la tribu Kahtane.

Dans notre nation,

Il n'y a plus de Mu'awya

Plus de Abu Sufiane

Plus personne pour crier "Gare" !

A la face de ceux qui ont abandonné

A autrui notre foyer

Et notre huile et notre pain

Transformant notre maison

Si heureuse en capharnaum.

Il ne reste plus rien de notre poésie

Qui n'ait sur le lit sur tyran

Perdu sa virginité.

Du mépris nous avons pris

Le pli de l'habitude.

Que reste-t-il donc de l'homme

Lorsqu'il s'habitue au mépris ?

Je recherche dans les feuilles de l'Histoire

Usaman Ibn Munkid

Okba Ibn Nafi',

Je recherche Omar,

Je recherche Hamza,

Et Khalid chevauchant

Vers la Grande Syrie,

Je recherche al Mu'tacim

Sauvant les femmes

De la barbarie des envahisseurs

Et des furies des flammes,

Je recherche dans ce siècle attardé

Et ne trouve dans la nuit

Que des chats apeurés

Craignant pour leur personne

Le pouvoir des souris.

Avons-nous été atteints

De nationale cécité ?

Ou bien tout simplement

Souffrons-nous de daltonisme ?

De terrorisme on nous accuse

Quand nous refusons notre mort

Sous les râteaux israéliens

Qui ratissent notre terre

Qui ratissent notre Histoire

Qui ratissent notre Evangile

Qui ratissent notre Coran

Et le sol de nos prophètes.

Si c'est là notre crime

Que vive le terrorisme !

De terrorisme on nous accuse

Si nous refusons que les Juifs

Que les Mongols et les Barbares

Nous effacent de leur main.

Oui, nous lançons des pierres

Sur la maison de verre

Du Conseil de Sécurité

Soumis à l'empereur suprême.

De terrorisme on nous accuse

Lorsque nous refusons

De négocier avec les loups

Et de tendre nos deux bras

A la prostitution.

L'Amérique

Ennemie de la culture humaine

Elle-même sans culture,

Ennemie de l'urbaine civilisation

Dont elle-même est dépourvue,

L'Amérique

Bâtisse géante

Mais sans murs.

De terrorisme on nous accuse

Si nous refusons un siècle

Où ce pays de lui-même satisfait

S'est érigé

En traducteur assermenté

De la langue des Hébreux.


Poème de Nizar Kabbani

 

Par Samia Nasr - Publié dans : Poèmes de Nizar Kabbani - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 22:40


ECLAIRCISSEMENTS POUR LES LECTEURS DE MA POESIE

De Nizar Kabbani

 

Et les âmes naïves racontent

Que je suis entré dans le boudoir des filles

Pour n'en plus ressortir.

Ces gens réclament qu'on dresse pour moi l'échafaud

Parce que j'ai chanté

De ma bien aimée la beauté.

Moi, je n'ai pas comme d'autres

Fait commerce de haschish

Ni volé

Ni tué,

Mais en plein jour j'ai aimé.

Ai-je donc pour cela Dieu renié ?

Les âmes naïves disent de moi

Que mes poèmes

Des enseignements du Ciel se sont écartés.

Qui a dit que l'amour a attenté

A l'honneur du Ciel.

Le Ciel est mon ami :

Il pleure quand je pleure

Et il rit

Quand je ris.

Les étoiles, leur éclat augmente,

Si un jour je suis amoureux.

Qu'y a-t-il donc d'aberrant

Quand je chante

De ma bien aimée le nom ?

Et quand je le sème à tous vents

Comme une forêt de châtaigniers.

Je continuerai ce commerce,

Comme tous les prophètes

Je continuerai, aède,

A chanter l'enfance,

A chanter

La pureté et l'innocence,

Je continuerai à décrire les beautés

De ma bien aimée

Jusqu'à fondre sa chevelure d'or

Dans l'or des soirs.

Moi - et je souhaite rester moi-

Enfant qui barbouille comme cela l'enchante

Les façades des étoiles 

Jusqu'à ce que l'amour dans ma patrie

Devienne comme l'air qu'on respire,

Et que je devienne le dictionnaire

Des étudiants de l'amour passionné

Et que je devienne moi

L'alphabet balbutié

Sur leurs lèvres.

Par Samia Nasr - Publié dans : Poèmes de Nizar Kabbani - Communauté : Sonnets et beaux vers
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  • : Fathia Nasr
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  • : Femme
  • : Maroc
  • : cinéma Art nature Humour Culture
  • : J'aime l'art sous toutes ses formes, littérature, peinture, 7ème art, théâtre, sculpture, photographie, les voyages. Je déteste la lâcheté, les faux amis et la bassesse. Mes mots clef sont: "Passion et Amitié".

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La passion des fleurs


La passion des fleurs

Créée le 21/05/09 par samiayann

L’île des fleurs

Sur l’île des fleurs,

Tout éveille nos sens,
Emplit nos têtes de couleurs,
Invitant nos corps à la danse,


Un oasis de fleurs,
De belles corolles épanouies,
Exhalant les senteurs,
Ravissant nos jours et nuits,

Soyez bienvenues mes amis
Dans l’île des belles déesses,
Soyez aimés et bénis
Par les lumineuses intelligences !
 


©Samia Nasr


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