Dans ces vers d’Abû Nuwâs parle de son art poétique :
Mais moi, niant ce que je vois,
Je dirai de mes illuminations
Celles qui me viennent.
Je me prends à composer une chose
Dressée dans l’illusion,
Dans le sens, plurielle.
En cherchant,
Je cherche le lieu nulle part.
Comme si je poursuivais
La beauté d’une chose
Indiscernable et devant moi.
Abu Nuwâs lie la poésie à l’invisible, à l’infini. Cela peut se résumer ainsi d’après ces vers : la poésie est une vision par le cœur, ou comme Khalil Gibran, dans le droit fil de l’expérience, appelle le troisième œil.

Pour m'écrire
L’île des fleurs
Sur l’île des
fleurs,
Tout éveille nos
sens,
Emplit nos têtes de couleurs,
Invitant nos corps à la danse,
Un oasis de fleurs,
De belles corolles épanouies,
Exhalant les senteurs,
Ravissant nos jours et nuits,
Soyez bienvenues mes amis
Dans l’île des belles déesses,
Soyez aimés et bénis
Par les lumineuses intelligences !
©Samia Nasr
